Selon un récent sondage réalisé par l’institut CSA pour Axa Prévention auprès de 1000 salariés du privé, de 300 directeurs des ressources humaines (DRH) et de 100 médecins du travail, plus de 80% des salariés ont le sentiment de bien se porter. Alors qu’en revanche seule la moitié des médecins qui les ont auscultés semblent partager cet avis.
Les employés du secteur privé de notre pays ne seraient-ils pas forcément en si bonne santé ?
Entre les patients et les praticiens, il semblerait en effet les points de vue divergent…
C’est en tout les cas ce que rapporte cette étude notamment menée avec les médecins du travail, comme on l’a vu, des praticiens qui n’avaient encore jamais été consultés selon les auteurs de l’enquête.
Une enquête qui nous apprend donc que 83% des salariés estiment leur état de santé « bon » ou « très bon », alors que 86% des DRH pensent de même. L’avis n’est donc pas du tout partagé par les médecins du travail puisque plus d’un sur deux (52%) estiment les salariés en bonne santé et moins d’un sur quatre pense que leur santé s’est dégradée au cours de l’année passée. des données qui semblent tout fait fidèles à celles recueillies lors des précédentes.
Par ailleurs, une étude de l’OCDE rendue publique le mois dernier nous apprenait qu’il y avait eu au cours des dix dernières années de plus en plus d’employés de la zone exposés au stress ou a des tensions sur leur lieu de travail. A ce titre, on estime que 20% des salariés souffriraient de troubles tels que l’anxiété ou encore la dépression.
Et, pour en revenir à la France, nous apprenons également qu’ils étaient plus de 30 000 en 2009 à souffrir de troubles musculo-squelettiques (tendinites, douleurs cervicales, arthrose du coude…). Un chiffre qui, malheureusement, ne devrait sans doute pas baisser, bien au contraire, dans les années a venir comme l’a précisé un rapport d’experts…
On le voit bien, notre société met de plus en plus nos organismes à l’épreuve. et ce ci est peut être encore plus vrai dans le monde du travail, un univers devenu impitoyable dans lequel, c’est un fait, beaucoup préfèrent choisir de souffrir en silence plutôt que de risquer de perdre leur place ou d’être dégradés.
La crise que nous vivons depuis près de quatre ans maintenant ne va sûrement pas améliorer cette situation déjà délicate. Alors que faire et comment le faire ? Réponses à venir..
